Comment préparer votre première visite avec MobiSoins
Faire entrer une professionnelle de la santé chez soi pour la première fois soulève de vraies questions : qui vient, que va-t-elle faire, que dois-je préparer, combien de temps cela prend-il ? Ce guide complet vous accompagne pas à pas, de la réservation en ligne jusqu’au suivi, pour que votre première visite soit simple, sécuritaire et réellement utile, que le soin soit pour vous, pour un parent âgé ou pour votre enfant.

Pourquoi tant de Québécois attendent pour un soin simple
Une prise de sang, un changement de pansement, le retrait de points de suture, une injection mensuelle : ce sont des soins courts, que les infirmières réalisent tous les jours. Pourtant, au Québec, y accéder peut occuper une demi-journée, parfois bien davantage. Il faut obtenir un rendez-vous au centre de prélèvement, prendre congé, trouver du stationnement, patienter dans une salle d’attente, puis refaire le trajet en sens inverse.
Pour une personne en pleine forme, c’est un irritant. Pour une personne âgée qui ne conduit plus, un parent seul avec un nourrisson, quelqu’un qui sort d’une chirurgie ou qui vit avec une maladie chronique, c’est un véritable obstacle. Résultat : des suivis reportés, des pansements changés trop tard, des bilans sanguins qu’on remet à « la semaine prochaine ».
MobiSoins est né exactement de ce constat. L’un de nos fondateurs a vu sa mère passer deux journées entières à l’hôpital, à Montréal, pour un soin qui ne demandait que quelques minutes. L’idée est simple : si le soin peut être donné de façon sécuritaire à la maison, c’est l’infirmière qui se déplace, pas vous.
Ce guide est écrit pour la personne qui s’apprête à recevoir une infirmière chez elle pour la toute première fois, et pour les proches qui l’accompagnent. Nous préparons nos premières visites au Québec : les pages qui suivent décrivent comment elles fonctionneront, ce que vous pourrez préparer et ce que vous êtes en droit d’attendre. Lisez-le d’un trait ou revenez à la section qui vous concerne : chaque partie se lit de façon autonome.
Si le soin peut être donné de façon sécuritaire à la maison, c’est l’infirmière qui se déplace, pas vous.
Ce que MobiSoins sera, et ce qu’il ne sera pas
Avant de parler de préparation, il est utile de bien situer le service. MobiSoins est une entreprise québécoise de soins infirmiers à domicile. Les soins seront donnés par des infirmières membres de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), sur rendez-vous, à l’adresse de votre choix : votre maison, votre appartement, la résidence d’un parent ou, pour les entreprises, un lieu de travail.
Il s’agira de soins planifiés et non urgents. Concrètement : des prélèvements sanguins et d’autres échantillons, des pansements et des soins de plaies, le retrait de points ou d’agrafes, l’administration de médicaments par injection lorsqu’une ordonnance le prévoit, la vaccination, le suivi de la tension artérielle ou du diabète, l’accompagnement des aînés à domicile et des bilans de santé. La liste complète des services figure sur notre site, avec une page par soin.
Ce que MobiSoins ne sera pas, c’est tout aussi important : un service d’urgence, un remplacement de votre médecin de famille ou de votre infirmière praticienne spécialisée (IPS), ni un service de garde en continu. Si vous ressentez une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer, des signes d’AVC ou toute autre situation qui menace la vie, composez le 911 sans attendre. Pour un avis de santé non urgent, à toute heure, Info-Santé 811 reste la bonne porte d’entrée.
Cette clarté protège tout le monde. Elle vous permet de choisir le bon service au bon moment, et elle permet à nos infirmières de se consacrer pleinement à ce qu’elles font le mieux à domicile : des soins soignés, sans précipitation, dans votre milieu de vie.
Réserver en ligne : ce qui se passera en quelques minutes
La réservation se fera en ligne, en quelques minutes, sans appel obligatoire ni formulaire papier. L’objectif est simple : recueillir dès le départ l’information dont l’infirmière aura besoin, pour que la visite elle-même soit consacrée au soin et non à la paperasse.
Vous choisirez d’abord le soin désiré. Si vous hésitez entre deux services, par exemple entre un bilan complet et une simple prise de sang, choisissez celui qui vous semble le plus proche et décrivez votre besoin dans l’espace prévu : l’infirmière coordonnatrice ajustera au besoin. Vous indiquerez ensuite pour qui est le soin (vous-même, un parent, un enfant), l’adresse de la visite et vos disponibilités.
Quelques questions de santé suivront. Elles ne servent pas à vous juger ni à vous filtrer arbitrairement : elles permettent de vérifier que le soin peut se faire de façon sécuritaire à domicile, de prévoir le bon matériel et, au besoin, de vous rappeler de joindre une ordonnance. Répondez-y le plus honnêtement possible, même lorsque la réponse vous paraît anodine.
- Le soin souhaité et, en quelques mots, la raison de votre demande.
- La personne qui recevra le soin, son âge et vos coordonnées si vous réservez pour un proche.
- L’adresse exacte, avec les détails utiles : code de porte, étage, ascenseur, stationnement.
- Vos plages de disponibilité, idéalement plus d’une.
- Vos allergies connues et vos principaux problèmes de santé.
- Une photo ou un fichier de votre ordonnance ou requête, si le soin en exige une.
Le rôle de l’infirmière coordonnatrice
Une étape distingue la façon dont MobiSoins fonctionnera : chaque demande sera révisée par une infirmière coordonnatrice avant qu’une visite soit confirmée. Ce n’est pas un robot qui accepte automatiquement toutes les réservations ; c’est une professionnelle qui lit votre demande avec un regard clinique.
Son rôle est triple. D’abord, vérifier que le soin demandé correspond bien au besoin décrit et qu’il peut se faire à domicile en toute sécurité. Ensuite, s’assurer que rien ne manque : une ordonnance, une requête de laboratoire, une précision sur une plaie ou un médicament. Enfin, jumeler la demande avec l’infirmière la plus appropriée et préparer la visite, afin que celle qui sonnera chez vous sache déjà pourquoi elle vient.
Si un renseignement manque ou si votre situation semble relever d’un autre service, vous en serez informé avant la visite, pas sur le pas de la porte. Par exemple, si vous décrivez des symptômes qui demandent une évaluation médicale rapide, l’infirmière coordonnatrice vous orientera vers le bon endroit plutôt que de planifier une visite qui ne répondrait pas à votre besoin.
Concrètement, l’infirmière coordonnatrice joue aussi un rôle de point de repère. Si vous réservez plusieurs soins au fil des semaines, elle aura une vue d’ensemble de votre dossier et pourra repérer ce qu’une visite isolée ne montrerait pas : des pansements qui s’éternisent, une tension qui ne se stabilise pas, un besoin qui change. Elle pourra alors vous proposer d’en parler avec votre médecin ou d’ajuster le suivi.
Cette révision prend un peu de temps, mais elle en fait gagner beaucoup. Elle évite les visites inutiles, les déplacements pour rien et les mauvaises surprises. Surtout, elle garantit qu’une infirmière a posé un jugement professionnel sur votre demande avant même la première rencontre.
Avant la visite : les documents à rassembler
Une première visite efficace commence par une information complète. Plus l’infirmière dispose d’un portrait fidèle de votre santé, plus son évaluation sera juste et moins vous aurez à répéter votre histoire. Prenez dix minutes, la veille, pour réunir les éléments suivants.
Rangez le tout dans une enveloppe ou une chemise que vous garderez ensuite pour les visites suivantes. Ce petit dossier personnel deviendra votre meilleur allié, aussi bien avec MobiSoins qu’avec votre clinique, votre pharmacie ou l’hôpital.
- Votre carte d’assurance maladie (RAMQ) et, si vous en avez une, votre carte d’assurance collective ou privée.
- Votre liste de médicaments à jour, incluant les produits en vente libre, les vitamines et les produits naturels. Votre pharmacien peut vous en imprimer une en quelques minutes.
- Votre ordonnance ou votre requête de laboratoire, si le soin en exige une (prise de sang, injection, certains pansements).
- Vos résultats d’examens récents et le résumé de votre dernière hospitalisation, le cas échéant.
- La liste de vos allergies connues : médicaments, latex, adhésifs, aliments.
- Les coordonnées de votre médecin de famille, de votre IPS ou de votre clinique, si vous en avez une.
- Le cas échéant, les consignes remises à votre sortie de l’hôpital ou par votre chirurgien.
La liste de médicaments : votre document le plus précieux
Si vous ne deviez préparer qu’une seule chose, ce serait celle-là. Une liste de médicaments exacte est au cœur de la sécurité des soins. Elle permet à l’infirmière de repérer une interaction possible, de comprendre un symptôme qui pourrait être un effet secondaire, et de vérifier qu’un nouveau traitement est compatible avec ce que vous prenez déjà.
Le piège le plus courant est la liste « presque à jour ». On a arrêté un médicament il y a trois mois, on en a ajouté un autre à l’urgence, on prend un comprimé pour dormir « seulement de temps en temps ». Chacun de ces détails compte. Le plus simple est de demander à votre pharmacie un profil pharmacologique récent, puis de le comparer, crayon en main, avec ce qui se trouve réellement dans votre armoire.
N’oubliez pas ce que l’on considère souvent à tort comme « pas vraiment des médicaments » : les produits naturels, les suppléments, les crèmes, les gouttes pour les yeux, les pompes pour l’asthme, les timbres. Certains produits vendus sans ordonnance peuvent interagir avec des anticoagulants ou modifier une glycémie. Mieux vaut en dire trop que pas assez.
Si vous utilisez un pilulier ou des dosettes préparées par la pharmacie, gardez-les à portée de main. L’infirmière pourra vérifier avec vous que ce qui s’y trouve correspond bien à la liste. C’est un moment privilégié pour poser vos questions sur un médicament dont vous ne comprenez pas l’utilité.
- Le nom de chaque médicament, sa dose et l’heure à laquelle vous le prenez.
- Les médicaments pris « au besoin » et la fréquence réelle à laquelle vous les utilisez.
- Les produits naturels, vitamines et suppléments.
- Les médicaments cessés récemment, et pourquoi.
- Les réactions passées à un médicament, même légères.
Préparer l’espace : simple, propre, bien éclairé
Votre domicile n’a pas à ressembler à une clinique. L’infirmière apporte son matériel stérile et sait s’adapter à tous les milieux de vie, du studio au bungalow. Ce qui l’aide vraiment tient en quelques gestes.
Choisissez une pièce calme, avec une chaise stable ou un fauteuil où vous êtes à l’aise, et une surface dégagée à proximité : un coin de table suffit. Un bon éclairage est essentiel pour un prélèvement ou un soin de plaie : ouvrez les rideaux ou approchez une lampe. Assurez-vous qu’un lavabo est accessible pour le lavage des mains.
Si vous avez des animaux, placez-les dans une autre pièce le temps du soin : même le chien le plus doux peut s’agiter devant une inconnue, et un environnement propre réduit le risque d’infection. Portez des vêtements amples qui dégagent facilement la zone à traiter, par exemple des manches qui se relèvent pour une prise de sang.
Pensez aussi à l’accès. En hiver québécois, une entrée déneigée et un perron déglacé ne sont pas un détail : l’infirmière transporte du matériel, et une chute dans l’escalier ne ferait l’affaire de personne. Si votre immeuble a un interphone, vérifiez qu’il fonctionne ou indiquez dans la réservation comment entrer. Une lumière extérieure allumée aide beaucoup pour une visite en fin de journée.
- Une chaise stable et une surface dégagée à proximité.
- Un bon éclairage, naturel ou d’appoint.
- Un lavabo accessible, avec du savon et une serviette propre.
- Les animaux dans une autre pièce.
- Une entrée dégagée, déneigée l’hiver, et un numéro civique visible.
- Le téléviseur éteint ou le son baissé, pour bien s’entendre.
La grande inquiétude : « Qui entre chez moi ? »
C’est la question que l’on nous pose le plus souvent, et elle est parfaitement légitime. Ouvrir sa porte à quelqu’un que l’on ne connaît pas, a fortiori quand on est malade, âgé ou seul, demande de la confiance. Cette confiance doit reposer sur des faits vérifiables, pas sur des promesses.
Au Québec, le titre d’infirmière est réservé par la loi. Pour l’utiliser et exercer, il faut être inscrite au Tableau de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), respecter un code de déontologie et détenir une assurance responsabilité professionnelle. Toutes les infirmières de MobiSoins seront membres de l’OIIQ.
Mieux encore : vous pouvez le vérifier vous-même. L’OIIQ met à la disposition du public un outil en ligne, « Vérifier le droit d’exercice », qui confirme en quelques secondes qu’une personne est bel et bien autorisée à exercer. Avant la visite, vous connaîtrez le nom de votre infirmière ; rien ne vous empêche de faire la vérification.
Si cela vous rassure, demandez à un proche d’être présent lors de la première visite. C’est courant, c’est bienvenu, et cela permet à votre proche aidant d’entendre les mêmes explications que vous. Vous pouvez aussi demander à l’infirmière de vous montrer une pièce d’identité à son arrivée : une professionnelle sérieuse le fera sans hésiter.
Enfin, faites confiance à votre instinct. Si quelque chose ne correspond pas à ce qui était prévu, par exemple un nom différent de celui qu’on vous a communiqué, vous avez le droit de ne pas ouvrir et de nous contacter pour vérifier. Aucune visite ne vaut que vous vous sentiez en insécurité chez vous.
Le jour de la visite : l’heure qui précède
La veille, vous avez rassemblé vos documents. Le jour même, quelques gestes simples rendent la visite plus fluide. Rien de compliqué : il s’agit surtout d’éviter les petits imprévus qui font perdre du temps ou qui obligent à reporter un soin.
Relisez les consignes reçues lors de la confirmation. Certains soins demandent une préparation particulière : être à jeun pour certaines prises de sang, recueillir un échantillon d’urine du matin, ne pas appliquer de crème sur une zone à traiter. Si une consigne vous semble floue, mieux vaut poser la question avant que de deviner.
Prenez vos médicaments habituels comme d’habitude, sauf indication contraire. Il arrive qu’on pense bien faire en sautant une dose « pour ne pas fausser les résultats » ; c’est rarement une bonne idée sans avis professionnel. Si vous êtes diabétique et qu’on vous demande d’être à jeun, parlez-en à l’avance pour savoir comment gérer votre médication et éviter une hypoglycémie.
Enfin, gardez votre téléphone à portée de main. Si l’infirmière est retardée par la circulation ou par une visite précédente plus longue que prévu, elle ou l’équipe pourra vous prévenir. À l’inverse, si vous devez vous absenter ou si votre état change, prévenez le plus tôt possible.
- Relire les consignes de préparation reçues à la confirmation.
- Respecter le jeûne demandé, s’il y a lieu, en buvant de l’eau sauf avis contraire.
- Prendre vos médicaments habituels, sauf consigne précise.
- Placer votre dossier (cartes, liste, ordonnance) sur la table.
- Enfermer les animaux et dégager l’entrée.
- Garder le téléphone à proximité.
Pendant la visite : à quoi vous attendre, étape par étape
La première visite est généralement un peu plus longue que les suivantes, parce qu’elle sert à établir le portrait de départ. Elle se déroule le plus souvent en quatre temps.
D’abord, l’accueil et l’identification : l’infirmière se présente, confirme votre identité et le soin prévu, et se lave les mains. Ensuite vient l’évaluation : elle passe en revue vos antécédents, vos médicaments et vos allergies, prend vos signes vitaux au besoin et vous pose des questions sur vos symptômes et votre quotidien.
Puis le soin lui-même, qu’il s’agisse d’un prélèvement, d’un pansement, d’une injection, d’un vaccin ou d’un suivi de tension ou de glycémie, réalisé selon les mêmes protocoles cliniques qu’en établissement, avec du matériel stérile à usage unique. L’infirmière vous explique chaque geste avant de le poser et s’assure de votre consentement.
Enfin, l’enseignement et la suite : ce qu’il faut surveiller, quand s’inquiéter, quand aura lieu la prochaine visite. Les déchets biomédicaux, comme les aiguilles, repartent avec elle dans un contenant sécurisé. Vous n’avez rien à nettoyer.
Ne soyez pas surpris si l’infirmière prend des notes pendant la conversation. Elle doit tenir un dossier, comme dans tout milieu de soins. Ces notes assurent la continuité : la prochaine fois, même si une autre infirmière vient, elle saura où vous en êtes.
Votre consentement, à chaque étape
Au Québec, aucun soin ne peut être donné sans le consentement libre et éclairé de la personne, ou de la personne autorisée à consentir pour elle. Ce principe n’est pas une formalité administrative : c’est un droit fondamental, et il s’applique à la maison exactement comme à l’hôpital.
« Libre » signifie que vous n’êtes soumis à aucune pression. « Éclairé » signifie que vous comprenez ce que l’on s’apprête à faire, pourquoi, et quelles sont les options. C’est pourquoi l’infirmière vous expliquera chaque geste avant de le poser et vous demandera votre accord. Si vous ne comprenez pas une explication, dites-le : elle reformulera.
Vous pouvez aussi changer d’avis. Accepter une prise de sang ne vous oblige pas à accepter un autre soin proposé pendant la même visite. Vous pouvez demander une pause, poser des questions, ou refuser. L’infirmière pourra vous expliquer les conséquences possibles d’un refus, mais la décision vous appartient.
Pour un enfant, c’est généralement le parent ou le tuteur qui consent, tout en expliquant les choses à l’enfant selon son âge. Pour un adulte dont l’aptitude à consentir est incertaine, des règles particulières s’appliquent ; si c’est votre situation, mentionnez-le lors de la réservation afin que l’infirmière coordonnatrice puisse bien préparer la visite avec vous.
Exprimez vos besoins, tous vos besoins
En clinique, les rendez-vous sont minutés et bien des patients repartent sans avoir posé la question qui les préoccupait vraiment. À la maison, le rythme est différent. Profitez-en.
Notez vos questions à l’avance, sur papier ou dans votre téléphone. Décrivez vos symptômes concrètement : depuis quand, à quelle fréquence, ce qui les soulage ou les aggrave. Parlez aussi de ce qui ne figure dans aucun dossier : la peur de tomber dans la douche, la difficulté à ouvrir un pilulier, le sommeil qui se dégrade, l’épuisement d’un conjoint aidant. Ces informations changent un plan de soins.
Il n’y a pas de question trop simple. Comprendre son traitement aide à le suivre, et l’infirmière est là aussi pour ça.
- Quel est l’objectif de ce soin, et comment saurai-je qu’il fonctionne ?
- Quels signes doivent m’amener à vous rappeler, ou à consulter en urgence ?
- Mes médicaments peuvent-ils interagir entre eux ?
- À quelle fréquence aurai-je besoin d’un suivi ?
- Qui reçoit mes résultats, et dans quel délai ?
- Que puis-je faire moi-même, entre deux visites, pour aller mieux ?
Si la visite est pour un parent âgé
Beaucoup de premières réservations seront faites non pas par la personne soignée, mais par un fils, une fille ou un voisin attentionné. C’est une situation fréquente, et elle demande quelques précautions particulières.
D’abord, parlez-en avec votre parent avant de réserver. Une personne âgée qui voit arriver une inconnue sans avoir été prévenue risque de se sentir dépossédée de ses décisions, voire de refuser d’ouvrir. Expliquez-lui qui viendra, pourquoi et à quelle heure. Si possible, notez le nom de l’infirmière sur un papier près du téléphone.
Ensuite, soyez présent si vous le pouvez, au moins pour la première visite. Vous pourrez compléter l’histoire de santé, préciser les habitudes de votre parent et entendre les consignes. Veillez cependant à laisser la parole à la personne concernée : c’est à elle que l’infirmière s’adresse en premier, et c’est son consentement qui compte.
Prenons un exemple fictif. Madame Gagnon, 82 ans, vit seule dans un duplex à Longueuil. Sa fille réserve un suivi de tension et mentionne, dans la demande, que sa mère semble oublier certains médicaments. Lors de la visite, l’infirmière prend la tension, puis vérifie avec Madame Gagnon le contenu de son pilulier et remarque aussi un tapis glissant dans le corridor. Le soin demandé était simple ; la visite, elle, aura permis de repérer deux autres risques et d’en parler ouvertement avec la famille.
C’est là toute la valeur d’une visite à domicile pour une personne âgée : l’infirmière voit le milieu de vie réel, et peut proposer des ajustements concrets, en lien avec le médecin ou la pharmacie au besoin.
Si la visite est pour un enfant ou un bébé
Recevoir une infirmière à la maison peut rendre un vaccin ou un suivi de bébé beaucoup moins stressant, pour l’enfant comme pour le parent. Pas de salle d’attente bruyante, pas de siège d’auto à installer dans la tempête, pas de frère ou sœur à faire garder : l’enfant reste dans un environnement qu’il connaît.
Préparez le carnet de vaccination de l’enfant, sa carte d’assurance maladie et, pour un bébé, les renseignements sur son alimentation et son poids récent si vous les avez. Notez vos questions à l’avance : entre les pleurs et la fatigue, il est facile d’oublier ce qu’on voulait demander.
Pour un enfant en âge de comprendre, expliquez simplement ce qui va se passer, sans mentir. Dire « ça ne fera pas mal » pour une injection mine la confiance ; dire « tu vas sentir une petite piqûre, puis ce sera fini, et je serai avec toi » est à la fois honnête et rassurant. Prévoyez un jouet ou une distraction, et gardez l’enfant sur vos genoux si cela l’apaise.
Pour un nourrisson, choisissez si possible un moment où il n’a pas trop faim ni trop sommeil. L’allaitement ou le biberon pendant ou juste après une injection peut aider à le réconforter ; l’infirmière vous dira ce qui est possible selon le soin.
Prélèvements : bien se préparer pour un résultat fiable
Les prises de sang et autres prélèvements font partie des soins les plus demandés à domicile. Ce sont aussi ceux où une petite erreur de préparation peut obliger à tout recommencer. Quelques règles simples font une grande différence.
Lisez attentivement la requête de laboratoire et les consignes reçues. Certains examens demandent un jeûne, d’autres non ; certains doivent être faits à une heure précise, par exemple avant la prise d’un médicament. Si rien n’est indiqué et que vous avez un doute, posez la question lors de la réservation.
Buvez de l’eau, sauf consigne contraire : une bonne hydratation rend les veines plus faciles à trouver. Portez un vêtement à manches larges ou courtes. Si vous savez que vos veines sont difficiles à piquer, ou si vous avez tendance à vous sentir mal lors d’une prise de sang, dites-le d’emblée : l’infirmière vous fera allonger ou adaptera sa technique.
Pour un échantillon d’urine ou un autre prélèvement biologique, suivez à la lettre les consignes de recueil, et n’utilisez que le contenant fourni. L’infirmière s’occupera ensuite de l’étiquetage et du transport de l’échantillon vers le laboratoire, dans les conditions requises. Demandez-lui comment et quand vous recevrez vos résultats : c’est une question importante, et la réponse dépend du laboratoire et du professionnel qui a prescrit l’examen.
Plaies, points et pansements : ce qu’il faut prévoir
Après une chirurgie d’un jour, une coupure recousue à l’urgence ou pour une plaie qui guérit lentement, les soins de plaies à domicile évitent des allers-retours épuisants. Ils demandent toutefois une bonne transmission d’information.
Gardez les consignes remises par le chirurgien ou l’urgence : le type de fermeture (points, agrafes, colle), la date prévue du retrait, le type de pansement recommandé. Si l’hôpital vous a remis du matériel particulier, conservez-le pour l’infirmière. Ces détails lui permettent de poursuivre exactement le plan prévu.
Avant la visite, ne retirez pas vous-même le pansement pour « voir », sauf consigne contraire : l’infirmière voudra observer la plaie dans des conditions propres. Notez plutôt ce que vous avez remarqué ces derniers jours : douleur qui augmente, rougeur qui s’étend, écoulement, odeur, fièvre. Ce sont précisément les signes qu’elle cherchera.
Si vous avez un cathéter ou un autre dispositif à domicile, préparez aussi les renseignements qui l’accompagnent : date de pose, type de dispositif, consignes de l’équipe qui l’a installé. L’infirmière pourra ainsi en assurer l’entretien selon le plan établi et repérer rapidement un problème.
Si l’un de ces signes apparaît de façon marquée, surtout avec de la fièvre, n’attendez pas la visite planifiée : contactez Info-Santé 811 ou consultez. Les soins à domicile planifiés ne remplacent pas une évaluation rapide lorsqu’une infection est soupçonnée.
Ce que fait réellement une infirmière à domicile
On réduit souvent le travail infirmier à des gestes techniques : piquer, panser, injecter. La réalité est beaucoup plus large. Au Québec, la Loi sur les infirmières et les infirmiers confie à l’infirmière l’évaluation de l’état de santé, la surveillance clinique et le suivi des personnes présentant des problèmes de santé complexes, parmi un ensemble d’activités qui lui sont réservées.
Concrètement, à domicile, votre infirmière observe ce qu’aucune salle d’examen ne montre : comment vous vous déplacez dans votre propre cuisine, où sont rangés vos médicaments, si le tapis du couloir risque de vous faire trébucher, si vous mangez à votre faim. Elle détecte les signes précoces de complication, comme une plaie qui rougit, une tension qui grimpe ou une confusion nouvelle, et sait quand il faut alerter votre médecin.
Elle joue aussi un rôle d’enseignement. Apprendre à mesurer correctement sa tension, à reconnaître une hypoglycémie, à prendre soin d’un pansement entre deux visites : ces apprentissages donnent de l’autonomie et évitent bien des complications.
C’est cette combinaison du geste technique, du jugement clinique et de l’enseignement, exercée dans votre milieu de vie réel, qui fait la valeur des soins à domicile.
Confidentialité : ce qui reste entre vous et votre infirmière
Recevoir des soins chez soi, c’est aussi laisser voir une partie de sa vie privée. Il est normal de se demander ce que deviennent les renseignements partagés pendant la visite.
Les infirmières sont tenues au secret professionnel par leur code de déontologie. Ce qu’elles apprennent sur votre santé et votre vie personnelle ne peut être divulgué sans votre consentement, sauf dans les situations exceptionnelles prévues par la loi. Au Québec, la protection des renseignements personnels est aussi encadrée par des lois qui s’appliquent aux entreprises privées, dont MobiSoins.
Concrètement, les renseignements recueillis serviront à vous soigner, à assurer la continuité entre les visites et, avec votre accord, à communiquer avec les professionnels qui vous suivent. Vous pouvez demander à savoir quels renseignements sont conservés à votre sujet et poser toutes vos questions sur leur utilisation. Notre politique de confidentialité, accessible sur notre site, précise ces engagements.
Si un proche est présent pendant la visite et que vous souhaitez aborder un sujet en privé, dites-le simplement. L’infirmière pourra demander au proche de sortir quelques minutes. C’est votre santé : c’est vous qui décidez de qui entend quoi.
C’est votre santé : c’est vous qui décidez de qui entend quoi.
Après la visite : le suivi fait toute la différence
Un soin isolé règle un problème ponctuel ; un suivi construit une meilleure santé. À la fin de la visite, assurez-vous de savoir ce qui vient ensuite : la date de la prochaine visite s’il y a lieu, les consignes à suivre d’ici là, et la personne à joindre si quelque chose change.
Conservez au même endroit vos consignes, votre liste de médicaments et vos résultats. Si vous avez un médecin de famille ou une IPS, informez-les des soins reçus : la continuité entre les professionnels est l’un des meilleurs remparts contre les erreurs et les examens en double.
Dans les jours qui suivent, notez ce que vous observez : une plaie qui s’améliore ou non, des lectures de tension, un effet secondaire. Ces notes seront précieuses à la visite suivante. Et si vous avez oublié de poser une question, ce n’est pas grave : notez-la pour la prochaine fois ou, si elle ne peut pas attendre, communiquez avec nous ou avec Info-Santé 811 selon la situation.
Si vos résultats de laboratoire doivent être transmis à votre médecin, vérifiez avant la fin de la visite que ses coordonnées sont exactes. Et si vous n’avez pas de médecin de famille, dites-le franchement : l’infirmière pourra vous expliquer comment vos résultats vous seront communiqués et vers qui vous tourner si l’un d’eux demande une attention particulière. Aucun résultat ne devrait tomber entre deux chaises.
Enfin, n’hésitez pas à nous dire ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Comme service en préparation, nous voulons bâtir nos façons de faire à partir de l’expérience réelle des patients et de leurs proches.
Coûts, reçus et assurances
Parlons franchement d’argent, puisque c’est une question que tout le monde se pose. Les soins infirmiers privés à domicile ne sont généralement pas couverts par la RAMQ. Le tarif du soin vous sera présenté clairement au moment de la réservation, avant toute confirmation, pour éviter les surprises.
Plusieurs régimes d’assurance collective ou privée remboursent toutefois les soins infirmiers, en tout ou en partie. Les conditions varient beaucoup d’un contrat à l’autre : certains exigent une recommandation médicale, d’autres fixent un plafond annuel. Le plus sûr est de vérifier votre contrat ou d’appeler votre assureur avant la visite.
Les frais de soins infirmiers peuvent aussi donner droit à des crédits d’impôt pour frais médicaux, au provincial comme au fédéral, selon votre situation. Conservez tous vos reçus et, au besoin, consultez Revenu Québec, l’Agence du revenu du Canada ou un comptable.
Pour les employeurs, des services comme la vaccination collective ou les bilans de santé en entreprise pourront être organisés directement sur le lieu de travail. Si votre employeur s’y intéresse, il peut nous contacter.
Proches aidants : trouver votre place
Au Québec, une multitude de personnes accompagnent au quotidien un conjoint, un parent ou un enfant malade, souvent en plus d’un emploi. Si c’est votre cas, la visite de l’infirmière vous concerne aussi. Vous êtes souvent celui ou celle qui connaît le mieux les habitudes, les signes d’inquiétude et l’histoire récente de la personne soignée.
Profitez de la visite pour apprendre. Demandez à l’infirmière de vous montrer comment surveiller un pansement, comment reconnaître les signes d’une hypoglycémie, comment aider votre proche à se lever sans vous blesser le dos. Ces gestes, bien appris une fois, vous serviront tous les jours.
Parlez aussi de vous. L’épuisement des proches aidants est réel, et il a des conséquences sur la santé de tout le monde. L’infirmière ne pourra pas tout régler, mais elle peut repérer une situation qui devient difficile et vous orienter vers les ressources existantes, comme le CLSC de votre secteur ou les organismes de soutien aux proches aidants.
Enfin, clarifiez les rôles. Qui donne les médicaments ? Qui appelle si quelque chose change ? Qui reçoit les résultats ? Une conversation franche lors de la première visite évite bien des malentendus par la suite, surtout lorsque plusieurs membres de la famille se partagent l’accompagnement.
Langue, accessibilité et besoins particuliers
Une bonne visite est une visite où l’on se comprend. MobiSoins s’adresse aux Québécois en français et en anglais. Si vous êtes plus à l’aise dans l’une de ces deux langues, indiquez-le lors de la réservation afin que l’infirmière coordonnatrice en tienne compte dans la mesure du possible.
Si la personne soignée parle une autre langue, prévoyez la présence d’un proche qui pourra traduire, et mentionnez-le dans la demande. Pour des sujets délicats, il peut toutefois être préférable de ne pas passer par un enfant ou un proche très impliqué ; parlez-en avec l’infirmière.
Signalez également tout besoin particulier : une surdité ou une baisse de la vision, un trouble cognitif, une anxiété importante face aux aiguilles, une mobilité réduite, un fauteuil roulant, un escalier sans rampe. Aucun de ces éléments n’empêche une visite ; ils permettent simplement de mieux la préparer, par exemple en prévoyant plus de temps ou en choisissant une position plus confortable pour le soin.
Enfin, si des expériences passées avec le système de santé ont été difficiles pour vous, vous avez le droit de le dire. L’infirmière ne vous demandera pas de vous justifier ; elle adaptera son approche pour que vous vous sentiez respecté.
Un exemple fictif, du début à la fin
Pour rendre tout cela plus concret, suivons un parcours imaginaire. Les personnes et la situation sont fictives, mais les étapes correspondent à la façon dont MobiSoins prévoit fonctionner.
Marc, 54 ans, habite à Sherbrooke. Son médecin lui a remis une requête pour un bilan sanguin à jeun. Il travaille de jour et la perspective de faire la file au centre de prélèvement avant le travail ne l’enchante pas. Un dimanche soir, il réserve en ligne une prise de sang, joint une photo de sa requête et indique ses disponibilités de début de matinée.
Le lendemain, l’infirmière coordonnatrice révise sa demande. Elle remarque que Marc prend un médicament pour le diabète et l’appelle pour lui expliquer comment gérer le jeûne en toute sécurité. La visite est confirmée pour le jeudi matin, avec le nom de l’infirmière et les consignes de préparation.
Jeudi, Marc laisse son dossier sur la table de cuisine, boit un verre d’eau et attend. L’infirmière arrive, se présente, vérifie son identité et sa requête, fait le prélèvement, répond à sa question sur ses résultats de l’an dernier et repart avec les tubes, bien identifiés, vers le laboratoire. Marc est au travail à l’heure habituelle.
Quelques jours plus tard, ses résultats sont transmis à son médecin, comme prévu sur la requête. Marc n’a pas pris congé, n’a pas cherché de stationnement et n’a pas attendu dans une salle bondée. Il a simplement pris dix minutes, le dimanche soir, pour bien remplir sa demande.
Rien de spectaculaire dans cette histoire, et c’est justement le but : un soin simple devrait rester simple.
Un soin simple devrait rester simple.
Au retour de l’hôpital : une première visite de transition
Les jours qui suivent un congé de l’hôpital sont une période délicate. On rentre chez soi fatigué, avec de nouveaux médicaments, des consignes nombreuses et parfois un pansement ou un dispositif à surveiller. C’est souvent à ce moment qu’une première visite à domicile est la plus utile, et c’est aussi à ce moment qu’elle demande le plus de préparation.
Le document clé est le résumé de congé, ou toute feuille remise à la sortie. Il indique pourquoi vous avez été hospitalisé, ce qui a été fait, les médicaments ajoutés, modifiés ou arrêtés, et le suivi prévu. Joignez-le à votre réservation si possible, ou gardez-le bien en vue sur la table. S’il vous manque, demandez-en une copie à l’hôpital ou à votre pharmacie, qui a souvent reçu les nouvelles ordonnances.
Comparez ensuite la liste de médicaments de l’hôpital avec ce que vous aviez à la maison avant l’hospitalisation. C’est l’un des moments où les erreurs sont les plus fréquentes : un ancien médicament qu’on continue par habitude alors qu’il a été remplacé, une nouvelle dose mal comprise. L’infirmière fera cette vérification avec vous, mais le fait d’avoir tout rassemblé la rend beaucoup plus rapide et fiable.
Notez enfin les rendez-vous déjà prévus : visite chez le chirurgien, examens de contrôle, suivi en clinique. L’infirmière pourra vous aider à vous y retrouver et à préparer les questions à poser. Si vous vivez seul, pensez à la logistique des premiers jours : qui fera l’épicerie, qui ira chercher les médicaments, qui pourra passer vous voir. Ces questions pratiques font partie de la santé, autant que le pansement.
Vivre avec une maladie chronique : tirer le meilleur de la première visite
Pour une personne qui vit avec l’hypertension, le diabète, une maladie pulmonaire ou cardiaque, la première visite n’est pas un soin isolé : c’est souvent le début d’un suivi régulier. Elle mérite donc une préparation un peu plus poussée.
Apportez vos mesures récentes si vous en prenez à la maison : un carnet de tension, les lectures de votre glucomètre, votre poids noté au fil des semaines. Même incomplètes, ces données racontent une histoire que l’infirmière ne pourrait pas reconstituer en une seule visite. Si vous utilisez un appareil de mesure, gardez-le à portée de main : l’infirmière pourra vérifier avec vous que vous l’utilisez correctement, ce qui change souvent la fiabilité des lectures.
Réfléchissez aussi à vos objectifs personnels, pas seulement aux chiffres. Voulez-vous pouvoir marcher jusqu’à l’épicerie sans vous essouffler ? Mieux comprendre votre alimentation ? Réduire vos visites à l’urgence ? Un objectif concret, exprimé dans vos mots, aide l’infirmière à orienter ses conseils et à mesurer avec vous les progrès.
Enfin, parlez de ce qui vous décourage. Vivre avec une maladie chronique est une course de fond, et il est normal d’avoir des périodes où l’on suit moins bien son traitement. Le dire sans gêne permet de chercher ensemble des solutions réalistes plutôt que de répéter des consignes qui ne tiennent pas compte de votre quotidien.
Selon votre situation, l’infirmière pourra proposer un rythme de suivi, en lien avec votre médecin ou votre IPS, et vous enseigner les signes qui doivent vous amener à consulter plus tôt.
Quand ne pas attendre la visite
Une visite planifiée est parfaite pour un soin prévu. Elle n’est pas adaptée à une situation qui s’aggrave rapidement. Il est important de savoir reconnaître les moments où il faut agir tout de suite, sans attendre l’infirmière.
Composez le 911 en cas de signes qui menacent la vie. Pour les situations inquiétantes mais non urgentes, Info-Santé 811 vous permet de parler à une infirmière à toute heure du jour et de la nuit, et de savoir quoi faire. Ces services sont complémentaires à MobiSoins, pas en concurrence.
En cas de doute, appelez. Personne ne vous reprochera d’avoir demandé conseil pour rien ; il est bien plus grave d’attendre trop longtemps.
- Douleur ou pression à la poitrine, essoufflement soudain : 911.
- Visage qui s’affaisse, faiblesse d’un bras, trouble de la parole : 911.
- Saignement abondant qui ne s’arrête pas : 911.
- Fièvre avec une plaie rouge, chaude et douloureuse : Info-Santé 811 ou consultation rapide.
- Confusion nouvelle chez une personne âgée : Info-Santé 811 ou consultation rapide.
- Réaction allergique avec gonflement du visage ou difficulté à respirer : 911.
Une première visite bien préparée, c’est dix minutes de préparation pour des mois de suivi plus simple, plus humain et centré sur vos besoins réels. Réservez en ligne, répondez honnêtement aux questions, laissez l’infirmière coordonnatrice réviser votre demande, puis préparez votre dossier et un coin de table.
Le jour venu, posez vos questions, donnez ou refusez votre consentement en toute liberté, et repartez avec un plan clair pour la suite. MobiSoins prépare ses premières visites au Québec : inscrivez-vous pour être parmi les premiers servis.
Rejoindre la liste d’attenteQuestions fréquentes
Ai-je besoin d’une ordonnance pour recevoir une infirmière à domicile ?
Cela dépend du soin. Une évaluation de santé, un suivi de tension ou de l’enseignement n’exigent pas d’ordonnance. Une prise de sang, l’administration d’un médicament ou certains traitements en nécessitent une. En cas de doute, l’infirmière coordonnatrice vous le précisera en révisant votre demande.
Les soins de MobiSoins seront-ils couverts par la RAMQ ?
Non. Comme la plupart des soins infirmiers privés à domicile, ils ne seront pas couverts par le régime public. Plusieurs assurances collectives ou privées remboursent toutefois les soins infirmiers, et ces frais peuvent être admissibles aux crédits d’impôt pour frais médicaux. Conservez vos reçus et vérifiez votre contrat.
Comment savoir si mon infirmière est réellement autorisée à exercer ?
Toutes les infirmières de MobiSoins seront membres de l’OIIQ. Vous pourrez le confirmer vous-même grâce à l’outil public « Vérifier le droit d’exercice » sur le site de l’Ordre, à partir du nom qui vous sera communiqué avant la visite.
Un proche peut-il être présent pendant la visite ?
Oui, et c’est même recommandé lors d’une première visite, en particulier pour les personnes âgées ou lorsque le proche participe aux soins au quotidien. Vous pouvez aussi demander à parler seul à seule avec l’infirmière à tout moment.
Combien de temps durera la première visite ?
La durée dépend du soin. La première visite est généralement un peu plus longue que les suivantes, parce qu’elle inclut l’évaluation de départ. Une estimation vous sera donnée à la confirmation, pour que vous puissiez vous organiser.
Puis-je réserver pour un parent qui habite ailleurs ?
Oui. Vous pourrez indiquer l’adresse de votre parent et vos propres coordonnées. Parlez-en toutefois avec lui avant de réserver : c’est son consentement qui compte, et une visite annoncée se passe toujours mieux.
Que se passe-t-il si ma demande ne peut pas être faite à domicile ?
L’infirmière coordonnatrice qui révise votre demande vous le dira avant la visite et vous orientera vers la ressource la plus appropriée, qu’il s’agisse de votre clinique, d’Info-Santé 811 ou, en cas d’urgence, du 911.
MobiSoins remplace-t-il l’urgence ou mon médecin ?
Non. MobiSoins offrira des soins infirmiers planifiés et non urgents. En cas d’urgence, composez le 911. Pour un conseil de santé non urgent, Info-Santé 811 est accessible en tout temps.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de la santé. En cas d’urgence, composez le 911 ; pour une question de santé non urgente, Info-Santé 811.
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